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19/04/2008

C’EST COMME ÇA

Le plus souvent, quand je marche, c’est sur du béton.
Autour de moi, il n’y a que des formes rectangulaires ; les immeubles, les portes, les pièces, mon lit, ma télé, mon agenda, ma carte bleue, mon écran d’ordinateur. Ça ne me gêne pas ; je le remarque, c’est tout.
Je travaille pour  gagner de l’argent que je dépense très vite, alors je continue de travailler pour gagner de l’argent que je dépense très vite.
Les aliments que je consomme sont le plus souvent entourés de plastique ; l’eau aussi.
Dans la rue, quand je croise des gens que je connais, on se demande mutuellement comment ça va. Moi, je réponds toujours que ça va, même quand ce n’est pas vrai.
En voiture, je m’arrête toujours aux feux rouges, même s’il n’y a personne.
Pour que ma peau soit hydratée, je mets régulièrement de la crème.
Quand j’ouvre le journal, il est souvent question de catastrophes, mais ça ne m’affecte pas plus que ça.

Tous les soirs, je me couche ; tous les matins, je me réveille, et je revis tout ça, sans m’en rendre compte, jusqu’à ce que je me couche pour le lendemain revivre tout ça, sans m’en rendre compte.
Je vis comme on m’a fait.

Bien sûr de temps en temps, il m’arrive de rêver d’avoir une autre vie, mais ça ne dure jamais longtemps.
J’ai trop pris l’habitude d’avoir mes habitudes.

Un jour, je vais mourir, et ma vie sera passée comme ça, de cette manière.
Il n’y a rien à en dire, c’est comme ça.
Oui oui, c’est comme ça.772533361.3.jpg


Bien à vous
Richard

Commentaires

"pensez-vous que l'on puisse écrire sans engager sa propre sensibilité ou sa propre histoire...?"

Ecrire sans engager sa propre sensibilité, c'est comme déraciner son coeur du corps, c'est jouer la pathétique de Beethoven en dépossédant les doigts de toute substance alchimique... l'alchimie étant, sans doute, l'onde passante...

Écrit par : françoise b | 23/04/2008

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